ERRATUM

Publié le par B. Lisama

  Confused emoticon (Confused emoticons)  Je suis confuse                    Confused emoticon (Confused emoticons)
 
                                                      
SHAME ON ME
                                                                            
                                                    Mea culpa, mea maxima culpa 
 
Confused emoticon (Confused emoticons)
 
 
Me voilà toute déboussolée    
 
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Hier, perturbée certainement par les François et les quenelles dans le coma espagnol 
j'ai attribué à François Villon les vers    
 
"Que sont mes amis devenus que j'avais de si près tenus et tant aimés"
(d'ailleurs j'aimerais bien le savoir)
 
Ca m'arrangeait bien, il faut dire...
et je me suis engouffrée dans la brèche sans réfléchir...
   
Heureusement la réactive Janie veillait...
et en moins d'une heure elle a rendu à RUTEBEUF (1230-1285 environ)
ce qui lui appartenait,
c'est-à-dire ces vers et leur suite...
 
Tu peux tout savoir de l'affaire en cliquant sur "voir le commentaire"
en bas de l'article Méli Mélo
 
Qu'elle soit remerciée de sa vigilance
     
Et pour tenter de me faire pardonner l'impardonnable, vu mes antécédents,
 
voici le texte de la Complainte  de  RUTEBEUF 
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Rutebeuf (1230-1285)  
Adaptation en Français moderne
de la Griesche d'Hiver.
 
et le même, chanté par Léo Ferré
tu cliques si tu veux l'écouter
 
 
Un bien beau texte, n'est-ce pas lecteur(trice) ? 
   
Et puis aujourd'hui comme au 13ème siècle, la question reste posée...

Publié dans Vibrations

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