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photo de groupe au bord du fleuve

Publié le par B. Lisama

  lecture incontournable, lecteur(-trice)

Photo de groupe au bord  du fleuve 9782742789306[1]

  

                                           d'Emmanuel Dongala 

Editeur : Actes Sud
Publication : 7/4/2010

  

thumb_d823cb496905d6a7a1f6e8439757c04f-1-.jpg« Même si aujourd’hui vous êtes logées à la même enseigne,

chacune y a échoué en empruntant la route particulière de sa souffrance »

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Au bord du fleuve, un groupe de femmes congolaises  concassent des blocs de pierre et remplissent des sacs de gravier à longueur de journée.

 

 

thumb_02640f6115949b8ee910f1660912f902-1-.jpgAccablées par la misère, la détresse, l'injustice, le machisme esclavagiste, la corruption, elles entament une quête de leurs droits, et du bonheur. regard[1]

L'auteur nous entraîne dans leur lutte pour la dignité; et grâce à Méréa qu'elles ont choisie comme porte-parole, nous entrons dans leurs drames passés.

Des femmes attachantes, dignes, solidaires, des récits poignants et dramatiques, hélas véridiques.

 

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 Né en 1941, Emmanuel Dongala,  est un écrivain congolais vivant aux Etats-Unis  depuis 1997. Il y enseigne la littérature francophone et la chimie.   Il est aussi connu pour  Johnny Chien Méchant, son ouvrage le plus célèbre, qui dépeint de manière crue et cynique la tragédie des enfants soldats.      

Exilé en Amérique après le début des conflits

qui frappent son pays à la fin des années 1990,

l'écrivain porte un regard désenchanté

mais non dénué d'humour  sur l'Afrique.

 

 

 

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 Extrait chapitre 7 page 74 

 

« Vous ne vous attendiez pas du tout à ce que la riposte soit aussi rapide et brutale. Mis en déroute à onze heures, ces acheteurs de pierre sont revenus en force moins de deux heures plus tard, au moment même où vous vous apprêtiez à quitter le chantier. Seulement cette fois-ci ils ne sont pas venus seuls mais accompagnés d’un commando armé. Bien que surprise, tu n’es pas étonnée outre mesure puisque la plupart de ces camions appartenaient aux gros pontes du régime en place qui se cachaient derrière des parents anonymes pour faire des affaires souvent louches. Pour eux, mobiliser la police pour défendre leur bien privé est tout à fait normal.

Ce n’est pas une simple force de police qui débarque mais une police militarisée, pour tout dire une véritable milice armée venue, semble-t-il, pour affronter une bande de dangereux malfrats.

Ils sont une douzaine de policiers qui sautent immédiatement des cars grillagés avec casques, matraques, fusils et tout. Leur chef porte un pistolet à la ceinture. Il parade avec les insignes de son grade mais ne connaissant rien aux grades de l’armée, tu décides de lui donner celui de colonel. Il avance, accompagné de trois ou quatre rescapés de la bataille du matin. L’un d’eux est l’homme aux lunettes noires mis K.-O. par Moukiétou, une bande de gaze entourant sa tête comme un turban ; il n’y a pas à chercher, il est très en colère. D’autres portent des sparadraps collés ici et là, et tu en aperçois même un qui marche avec une béquille, faite d’un tronc de bambou. Ils vous fichent vraiment la pétoche.

Quelques femmes ramassent des cailloux qu’elles serrent dans leur poing, prêtes à les lancer mais tu interviens immédiatement en leur demandant de les laisser tomber, car cette bande armée dite « forces de l’ordre » ne cherche qu’un prétexte pour vous massacrer impunément. Tu prends ton courage à deux mains, tu avances de quelques pas puis tu t’arrêtes pour les laisser venir vers toi. C’est à eux de venir vers toi car c’est ton territoire. Quand il voit les autres se ranger derrière toi, le chef des soldats, le colonel, qui jusque-là ne savait pas à qui s’adresser, comprend immédiatement que tu es la chef et, te pointant du doigt, laisse éclater sa colère : « Je devrais vous coffrer toutes, bande d’idiotes, pour coups et blessures volontaires sur des tiers. Agresser des commerçants qui ne veulent rien d’autre qu’acheter votre pierre, vous n’avez pas honte ? »

 

 

  A lire absolument...

                                                                                                         

 

 

                                                                     

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Le voleur d'ombres

Publié le par B. Lisama

N'oublie pas, lecteur(-trice)

 

Si tu veux la musique 
Tu cliques 

 

   

 publié chez Robert Laffont (juin 2010)

 

Un Marc Lévy chasse l'autre !!!

 

 

 

Je n'avais guère apprécié le précédent,

comme tu avais pu t'en rendre compte,

lecteur(-trice),

 dans l'article que je lui avais consacré

en février   

La première nuit...

 

 

Mais celui-ci m'a charmée :

 

registre différent, tout en intériorité, en douceur...

regards tendres du narrateur adulte

pour l'enfant qu'il fut,

pour ses rêveries,

son monde imaginaire dans lequel il nous entraîne.

 

approche du lien tissé de l'enfant à l'homme,

 

naissance de l'adulte quittant sa chrysalide,

 

part de la famille, des ami(e)s et des autres

dans la fabrication de la personnalité,

 

anecdotes drôles, émouvantes, tristes, parfois poignantes.

 

J'ai apprécié la richesse de cette âme d'enfant

et 

  adhéré sans réserve au monde fantastique de ce petit voleur d'ombres.  

 

tu trouveras des infos complémentaires 

en cliquant sur ce lien

lecteur(-trice)

                                                              link

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Les écureuils....

Publié le par B. Lisama

Les écureuils de Central Park sont-ils tristes le lundi ?

 

PROBLEME EXISTENTIEL

 n'est-ce pas, lecteur(-trice) ? 

 

 

025.JPG 

 

 

 

 

 

 

 

 

THAT IS THE QUESTION

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et maintenant, la réponse.....

 

 

 

Katherine Pancol nous l'affirme dans le titre du troisième roman consacré à Joséphine Cortès, sa famille et ses ami(e)s après les crocodiles puis les tortues.

 

 

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi 

 

 

Mais l'écureuil pour sa part conclut par la négative à la page 848 :

 

"L'écureuil gris, sur le pas de la cabane, les contemplait en rongeant sa cacahuète.

Il devait se dire que les lundis, dans Central Park, n'étaient pas si tristes finalement..."

 

Page 848....... La boucle est bouclée pour ce troisième volume publié chez Albin Michel; conclusion  ouverte et qui laisse toute latitude à une suite....

 

Un gros pavé agréable pour ceux et celles qui aiment se plonger dans un roman et qui ont suffisamment de force dans les poignets;

on y retrouve avec plaisir Joséphine et ses filles au centre de l'intrigue; deux générations avec leurs problèmes et leurs amours. Le temps passe....

 

Encore quelques longueurs cependant, des passages  répétitifs (descriptions et réflexions) qui alourdissent le livre, au sens propre comme au sens figuré.Je te laisse les découvrir, lecteur(-trice), pour que tu ne me reproches pas de te révéler l'intrigue.

 

A noter la "réhabilitation" de Junior qui m'avait agacée dans le tome précédent... Me suis-je habituée ? Est-il mieux intégré, plus utile  à l'histoire, l'âge venant ?

 

Au total une bonne lecture estivale au milieu des traditionnels romans policiers, pour se changer les idées.

 

PS : Que l'écureuil me pardonne, celui de la photo n'est pas un habitant de Central Park mais un petit Québecois de Magog.....

 

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Voix off Denis Podalydès

Publié le par B. Lisama

 

 

Voix off    de  Denis Podalydès  (Folio)

Prix Fémina du meilleur essai 2008

 

Podalydès le polyvalent,

comédien, acteur, metteur en scène, scénariste,

toujours au top

 au théâtre, au cinéma, en littérature 

où il prête sa voix à de grands textes

et ici à l'écriture...

toujours la voix, son domaine

 

A partir des voix

il évoque avec beaucoup d'émotion sa famille, ses amis

son enfance et son adolescence

(voix de l'Empoté)

les acteurs qui l'ont marqué

ses professeurs et ses camarades

 

Ouvrage dense, 

vocabulaire riche et analyses ô combien subtiles

d'un spécialiste des mots et des voix

 

des retours tendres ou aiguisés sur lui-même et les autres

 

une oeuvre de grande qualité

une voix à lire et à écouter

 

 

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Le quai de Ouistreham

Publié le par B. Lisama

Florence Aubenas (éditions de l'Olivier 2010)

Une plongée dans La Crise, un "monde parallèle", désarticulé,
celui des petites gens qui rêvent d'un avenir
et s'activent,
broyés, laminés par les entreprises
qui exploitent honteusement leur vulnérabilité,
et la bureaucratie de Pôle Emploi incapable de  gestion.

Des hommes et plus encore des femmes simples,voire naïfs,
vivants mais résignés,sans exigences et sans révolte, 
légalement sous-payés,
pourtant volontiers solidaires,
qui acceptent les CDD les plus modestes ou "biscornus"
pour glaner quelques euros,
qui peuvent même se sentir "heureux".

On en frémit !

L'expérience de Florence Aubenas,
son immersion dans le monde du chômage,
sa recherche d'emplois,
ses petits boulots  dans le "métier d'agent d'entretien".

Elle raconte le monde des entreprises
et le dédale de Pôle Emploi,
avec beaucoup d'empathie envers ces déshérités-délaissés....

monde gris, terne, blafard !! monde réel hélas...

Bon sang ! qu'attendent nos politiques pour faire bouger tout ça ?

A LIRE ABSOLUMENT

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